Stage Grand Sud à Villeurbanne, 23 avril

Le stage Grand Sud a eu lieu le samedi 23 avril. Ce fut l’occasion pour les lyonnais, les parisiens, les marseillais et les grabellois de se retrouver à Villeurbanne pour pratiquer ensemble leur art préféré. Plus de 25 élèves, instructeurs et assistants sont venus des quatre coins de la France pour assister au stage donné par Maitre Capozzi. Voici les témoignages de Sarah, de Grabels, et d’Alexandre, de Marseille :

Je suis une nouvelle pratiquante de Haidong Gumdo. Jusqu’à l’année dernière, j’ignorais jusqu’à l’existence de cet art martial, aujourd’hui il me semble essentiel à mon quotidien. Après un premier stage de découverte dans ma ville (Montpellier) l’année dernière, je me suis inscrite à la rentrée au dojang de Grabels. Ce stage à Lyon est mon premier stage en tant que pratiquante et mon premier stage auprès de maître Capozzi. Tout un programme !

Michèle et moi arrivons à Lyon à minuit sous la pluie et sommes généreusement accueillies par Aline, pratiquante à Lyon. Elle nous offre un bon lit, un petit-déjeuner solide et même des tickets de métro ! Les pratiquants prennent à cœur la vie associative du dojang, qui passe par une vraie solidarité et une sincère générosité.
A ce stage Grand Sud, je rencontre au dojang de Villeurbanne des pratiquants de Marseille, Lyon, Montpellier et même Paris. Un autre stage aurait dû se dérouler à Marseille mais n’avait pu se faire, j’avais donc hâte partager ma passion avec d’autres pratiquants. Sur place je rencontre des gens gentils, passionnés et généreux. Et je vois pour la première fois maître Capozzi. Son statut de Gwanjang nim m’impressionnait beaucoup, j’osais à peine croiser son regard de peur que ma simple ceinture blanche me rendre inintéressante. Je tombe de haut : je découvre un homme tout ce qu’il y a de plus normal, gentil et pédagogue. Il rigole même franchement quand lors d’un exercice il voit mes grands yeux de lapin apeuré ! Il reste très accessible, ses conseils sont pleins de bon sens et il a toujours les mots pour nous faire avancer, pour nous encourager.

Durant ce stage, j’ai autant appris en pratique qu’en vécu. Nous avons travaillé sur les obstacles et les effets qu’ils engendrent. Avec de simples balais posés au sol, nous remarquons que nos coupes se troublent et à force de répétition de l’exercice, nous parvenons à surmonter cet obstacle. Une fois cet obstacle surmonté, nous avons appris à l’enjamber pour effectuer une coupe dynamique. Et si ce balai était une peur (rationnelle ou irrationnelle) dans nos vies ? Voilà qui démontre encore que le Haidong Gumdo est bien plus qu’une technique de combat. Et je trouve que c’est une très belle leçon. Mais nous ne la comprenons qu’à force de s’exercer. Au cours du stage nous ne manquons pas de la mettre en pratique : toute la matinée ne suffira pas pour maîtriser l’art délicat de la roulade. Entre dérapages et cabrioles, tout le monde trouve du fil à retordre ! Moi la première je trouve mes roulades pitoyables et me dit que le maître, les cadres ou les ceintures noires doivent me trouver nulle, lente ou que sais-je encore. Mais là encore ce n’est qu’une projection de mon esprit car quand ils me voient en difficulté, ils prennent le temps de corriger ma position, trouvent les bons gestes pour me guider.
Jean Capozzi dira après le stage qu’il n’a jamais rencontré un professeur refusant d’aider un élève ou de répondre à une question. Cette bienveillance est extrêmement motivante et c’est un moteur, surtout pour moi qui suis débutante.

A Grabels, notre professeur nous parle beaucoup de l’honnêteté. C’est une notion essentielle du Haidong Gumdo qu’il est très difficile d’expliquer mais que l’on ressent nettement dans la pratique. Au cours d’un exercice sur la rupture d’équilibre, je ne cesse de vouloir expliquer à ma partenaire le pourquoi du comment je n’y arrive pas et les moyens que je cherche pour y arriver. Son conseil est sans appel : « Arrête de parler. Ressens ». Et curieusement ça marche, je trouve tout de suite l’exercice plus simple. Le souffle, la dynamique, l’équilibre, tout est en adéquation pour effectuer un geste honnête et qui du coup fonctionne. Magique, non ?

Je rentre de ce stage avec un profond sentiment d’humilité envers tous les participants, du plus gradé au simple débutant. Je comprends maintenant le devoir de les saluer à la fin de chaque exercice : chacun d’entre eux m’a enseigné quelque chose et c’est une façon de les remercier chaleureusement. J’ai hâte de revenir au dojang appliquer tout ce j’ai appris et j’attends avec impatience le prochain stage pour en apprendre plus encore.

Sarah, élève de Grabels

L’école de Marseille Haidong Gumdo s’est rendue au stage donné par Maître Capozzi à Lyon. Cela a été l’occasion pour Alexandre, un nouvel élève âgé de 17ans de participer pour la première fois à un événement regroupant différents participants de plusieurs clubs :

Le déplacement pour ce stage était très important pour moi. J’avais très envie de rencontrer d’autres pratiquants de Haidong Gumdo en dehors de mon club marseillais. J’ai commencé le stage en essayant de profiter au maximum de tout ce qui allait être dit et en observant les élèves également. La pédagogie de Maître Capozzi est très impressionnante, car en l’espace d’une journée de pratique il réussit à transmettre un grand nombre d’informations, avec plusieurs niveaux de lecture, mais où chacun, quel que soit son niveau, peut en apprendre énormément. C’est ainsi que nous avons expérimenté le travail avec plusieurs partenaires autour des postures, des roulades et de notre attitude envers les autres.
Je retire donc une excellente expérience de ce stage et j’espère pouvoir participer aux prochains !
Haidong !

Alexandre, élève de Marseille